France: Le marché de l’immobilier se prépare à une crise majeure

Les notaires annoncent une baisse des prix du marché de l’immobilier entre -10 et -15%.

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Tous les facteurs sont réunis :
– absence de réelles corrections des prix depuis 30 ans
– bulle immobilière
– crise économique majeure à venir
– retour d’une inflation galopante lors de la reprise de l’activité après la crise sanitaire

L’INSEE annoncait en anticipation une chute du PIB de -3%, à peine une semaine plus tard l’estimation est descendu à -8%. Une baisse anticipée confirmé par le FMI.

A ce jour personne ne peut dire jusqu’où tombera l’économie de la France.

Chaque semaine, ce sont des centaines de milliers de personnes qui se retrouvent sans emploi. Avec le chômage partiel (8,7 millions au 15 avril), ce ne sont pas moins de 14 millions de personnes sans activité actuellement dénombrées dans le pays.

Quand le marché de l’immobilier est en baisse, qui peut croire qu’acheter un bien immobilier soit une bonne affaire ?

Avant d’acheter, il faut s’assurer que la baisse est terminée…

Or, dans la récession à venir, les premières estimations du FMI publiées le 14 avril visent un retour à la situation telle qu’elle était fin 2019, pas avant fin 2022 ! Les prix vont donc chuter fortement pendant 18 mois environ.

Le marché de l’immobilier en France est confronté à l’accumulation de toutes les mauvaises nouvelles :

– la forte remontée des taux d’intérêts et donc des crédits immobiliers

– l’inflation
– la baisse des revenus des ménages français (chômage partiel, chômage)
– une bulle immobilière présente depuis trop longtemps.

Nous avons connu la boulimie d’immobilier durant ces 20 dernières années, une période de régime sec nous attend.

Le chômage (perte d’emploi) et les conditions drastiques de crédits découragent beaucoup d’investisseurs. D’après le sondage effectué le 6 avril par Drimki, 15% seulement des ménages déclarent qu’ils comptent conserver leur projet immobilier dans les 12 mois à venir.

Un secteur touché de toute part…

Les notaires annoncent une baisse des prix entre -10% à -15%, mais beaucoup d’observateurs comprennent donc que cela pourrait être aisément le double.

Pour le Président du Conseil supérieur du notariat (CSN), Jean-François Humbert, « la crise immobilière à venir sera au minimum de l’acabit celle de 2012/2013… » Tout en ajoutant, « voire pire ».

Concernant les agences immobilières, il est plutôt question de survie. Selon la FNAIM, dans un communiqué du 15 avril, ce serait 3.000 agences immobilières dont la pérennité serait en jeu.

Une situation qui décourage les investisseurs pour leurs placements en France cette année et probablement encore l’année prochaine.