Cybersécurité, intelligence artificielle, blockchain, foodtech ou healthtech: Tel-Aviv, la capitale économique d’Israël n’est pas connue que pour sa vie nocturne exceptionnelle. Elle l’est aussi pour sa bulle Hightech qui fait vibrer les investisseurs du monde entier. Israël compte plus de 6 000 start-up, soit environ 1 pour 1 450 habitants et se place juste dernière la Silicon Valley en terme d’expertise dans le numérique. Au niveau national, cet univers hightech représente aujourd’hui 8 % des emplois.

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Près de 80 multinationales ont ouvert des centres de recherche-développement à Tel-Aviv, malgré la concurrence affichée par la ville de Haïfa (Nord d’Israël), de Jerusalem ou de Beer-Sheva qui excelle en cyber-sécurité.

Mais c’est bien à Tel-Aviv que se croisent les patrons de la HighTech israélienne et les gérants des plus importants fonds d’investissement.

En 2018, à l’occasion de la 70eme fête de l’indépendance, a été créé la catégorie hautes technologies pour le Prix Israël, remporté par Gil Shwed, cofondateur et patron de Check Point Software (Cybersécurité).

« Israël est une merveille, et notre industrie, l’industrie de la haute technologie, transforme l’esprit de l’innovation en produits qui améliorent le monde et qui changent la vie de tous dans le monde, quel que soit l’endroit où ils vivent. comité de sélection, le ministre de l’éducation et tous ceux qui participent au travail. » Gil Shwed – Check Point Software

Le DG de Tesla et SpaceX Elon Musk s’est également rendu en Israël en 2018 pour y promouvoir le futur de ses entreprises. Il a rencontré le premier ministre Benjamin Netanyahu à Jerusalem pour échanger au sujet des technologies du futur en Israël, dont les réseaux électriques et les voitures autonomes.

 

« Le Negev est le futur de l’énergie en Israël » aurait dit Musk à Netanyahu.

En 2017-18, 77 % des investissements dans le high-tech proviennent d’investisseurs étrangers, les américains dominant le marché représentant à eux seuls 35% des capitaux (rapport de novembre 2018 de l’IVC Research Center). Les investisseurs chinois, britanniques, japonais, et allemands représentent chacun 3 % des investissements.

Parmi les multinationales présentes en Israël, il y a Alibaba, Google, Bosch, AOL, Ebay, Qualcomm, Facebook, Merck, IBM, Sony, Amazon…

Waze, Symbole de la Start-Up Nation.

Créé en 2008 par trois jeunes ingénieurs israéliens, la stat-up Waze (jeu de mots anglais basé sur le nom « ways ») est fondée par Uri Levin et Ehud Shabtaï qui ont tous les deux été formés à l’Université de Tel Aviv, et Amir Shinar qui lui, a étudié à l’Université du Minnesota après son enfance en Israël.

L’idée est tellement innovante que les investisseurs étrangers se sont rués sur le projet pour la concrétiser. Suite à sa fondation en 2008, la société a augmenté son capital en 2009, en recevant 12 millions de dollars, avant de renouveler à deux reprises l’opération en 2010 (25 millions de dollars) et 2011 (30 millions de dollars).

Waze est racheté par Google pour 1,3 milliard de dollars en 2013.
Ce n’est pas un cas isolé, la majorité des start-up Israéliennes qui sont rachetées le sont par des multinationales américaines spécialisées dans la Tech, comme les géants Apple, Amazon, Microsoft, ou encore Facebook.

Véritable success story, elle est aussi représentative du dynamisme de l’écosystème numérique de Tel-Aviv. La réussite de Waze est notamment emblématique de la ressemblance entre les modèles entrepreneuriaux d’Israël et des États-Unis.

Waze est aujourd’hui une fierté nationale pour les Israéliens.